12/2022 - Een vrouw, Putte (indirect)

Une femme vivant à Putte est décédée après avoir été gravement négligée par son compagnon de 63 ans. 

En 2017, la victime avait été victime d’une hémorragie cérébrale. Quelques années plus tard, en 2020, une chute avait aggravé son état de santé. Elle souffrait alors d’une paralysie du côté droit et dépendait notamment de son compagnon pour se nourrir, boire, assurer son hygiène personnelle et recevoir les soins nécessaires à son état. 

Dans un premier temps, son partenaire avait pris en charge une partie de ces besoins. Mais selon l’enquête, la situation s'est progressivement transformée en de la grave négligence. Les services intervenant au domicile ont constaté que la victime restait de longues périodes sans assistance, ses protections n’étaient pas changées suffisamment régulièrement et elle était parfois laissée dans ses propres excréments et son urine. 

De plus, les enfants de la victime avaient signalé la situation et demandé une intervention, évoquant des violences antérieures commises par l’homme envers leur mère. L’enquête a également mis en évidence des comportements agressifs de l’auteur envers elle, notamment grâce à des images enregistrées au domicile. 

La femme est finalement décédée en décembre 2022. L’enquête a établi un lien entre son décès et la situation de négligence grave dans laquelle elle avait été maintenue : elle est morte à la suite d’une infection urinaire qui s’est développée dans un contexte de privation de soins et d’absence d’assistance adaptée.

L’homme a été condamné par le tribunal correctionnel de Malines à une peine de quatre ans d’emprisonnement avec sursis probatoire pour avoir soumis sa partenaire à des conditions de vie indignes et avoir contribué à la dégradation de son état de santé jusqu’à son décès. Le dossier a suscité de nombreuses réactions en raison de la gravité des faits décrits et de la durée pendant laquelle la victime a été exposée à cette situation. La fille de l'homme et les filles de la victime se sont vu accorder au total 65 000 euros de dommages et intérêts.

Dans cette affaire, la vulnérabilité médicale de la victime a été transformée en situation de dépendance extrême, alors même que l’auteur était la personne qui devait assurer sa protection. Le décès de cette femme met en lumière les multiples formes que peuvent prendre les violences basées sur le genre, ainsi que la difficulté d’identifier ces violences lorsque celles-ci s’expriment à travers la négligence, l’isolement ou la privation plutôt que par des agressions physiques visibles. 


Sources : HLN, 06/11/25Het Nieuwsblad, 04/12/25 ; RTV, 05/12/25