01/2019 - Une femme, 20 ans, Liège (indirect)
Une jeune femme de 20 ans s'est pendue dans son appartement trois jours après le procès de son père pour viol.
D’après les informations rapportées par la presse, elle avait dénoncé les violences sexuelles incestueuses qu’elle avait subies de la part de son père pendant des années, alors qu'elle était encore mineure. L'homme a avoué les faits et a été condamné à trois ans de prison. Pour la victime, cette sentence a été perçue comme un choc et un manque de considération pour la gravité du crime. Avant de mettre fin à ses jours, elle a écrit une lettre dans laquelle elle a exprimé sa souffrance et son sentiment d'injustice face au dénouement judiciaire.
Le décès de cette jeune femme rappelle une réalité souvent invisibilisée : les conséquences des violences patriarcales ne se limitent pas aux féminicides directs. Les violences sexuelles, et notamment l’inceste, peuvent avoir des conséquences dévastatrices et durables sur les victimes, leur santé, leur rapport à elles-mêmes et leur capacité à se reconstruire. L’inceste constitue une violence particulière, car il repose sur l’abus d’un lien familial et d’une relation de confiance. L’enfant ou l’adolescent·e victime se retrouve confrontée non seulement aux actes subis, mais également à l’emprise, au silence, à la peur et aux difficultés liées à la révélation des faits.