02.04.2020 - Naomi M., 25 jaar, Zonhoven


Naomi Melaer, âgée de 25 ans, a été tuée chez elle par son compagnon, C., 36 ans. 

C. a été arrêté, suspecté d'homicide involontaire. Le 1er avril était leur date d'anniversaire d'un an de couple. Deux jours plus tard, les parents de Naomi, inquiets de ne pas recevoir de ses nouvelles, ont décidé de se rendre à leur domicile à Zonhoven, où le couple s'était installé trois mois auparavant. Les services de police et de secours s'y trouvaient déjà à leur arrivée et ils leur ont annoncé avoir retrouvé leur fille morte dans la salle de bains. Elle avait été tuée la veille au matin. 

C. a expliqué l'avoir frappée et lui avoir tapé la tête contre le sol avec force à plusieurs reprises. Il l'a ensuite étranglée. Le père de Naomi a témoigné que sa fille était méconnaissable.

Un jour après l'avoir tuée, C. a commenté une photo de Naomi avec : "MIJN VROUW!!!" ("MA FEMME !!!"). 

Naomi s'était confiée à ses ami·es sur la forte jalousie de son compagnon et leur avait parlé d'une dégradation de leur relation, mais elle n'osait pas partir. Deux semaines avant son féminicide, elle avait voulu le quitter parce qu'il l'avait frappée. 

Des signes de dynamiques de violences avaient déjà apparu : au début de leur relation, C. lui faisait du love bombing, càd ..., un phénomène qu'on retrouve souvent au début de relations de violences ; il était jaloux et possessif ("tu es à moi et rien qu'à moi") ; il était dans le contrôle, notamment de son apparence et de ses allées et venues ; il l'isolait de ses proches --> continuum des violences qui s'imbriquent et s'alimentent mutuellement. Ensuite, il est passé aux violences physiques, à une occasion devant des témoins.

Des signes de dynamiques de violences étaient déjà apparus, et ce dès le début de la relation : C. a d'abord eu recours au love bombing, une stratégie de manipulation consistant à submerger sa partenaire de marques d'affection, d'attention et de déclarations d'amour afin de créer rapidement un fort attachement et une relation de dépendance ; par la suite, il s'est montré jaloux et possessif, affirmant notamment à la victime qu'elle était "à lui et rien qu'à lui" ; il exerçait également un contrôle sur son apparence et sur ses déplacements, tout en cherchant à l'isoler de ses proches. Ces comportements ne constituent pas des faits isolés, mais s'inscrivent dans un continuum de violences, où les différentes formes de contrôle, d'emprise et de domination s'imbriquent et se renforcent mutuellement. Les violences ont ensuite franchi un nouveau seuil lorsqu'il est passé aux violences physiques, y compris à au moins une occasion en présence de témoins.

L'homme s'est suicidé en prison en décembre 2020. Il avait un profil de type narcissique et antisocial et avait des antécédents avec la justice.

Un épisode de la série En nu is ze dood., que vous pouvez regarder en cliquant ici, est consacré à Naomi.

Sources :