08/10/2023 - Jeanine F., 83 ans, Auderghem

Jeanine F., âgée de 83 ans, a été tuée d'une dizaine de coups de maillet par son petit-fils de 31 ans.

La disparition de la victime, originaire de la commune d’Auderghem, avait été signalée le 10 octobre. Lors d'une perquisition dans son appartement, la police avait trouvé des traces de sang et des tentatives de nettoyage dans le logement de Jeanine, laissant supposer un homicide. Le tribunal avait alors émis un avis de recherche à son encontre, et avait interrogé plusieurs témoins et suspects.

L'enquête a rapidement conduit à son petit-fils, O.VCelui-ci faisait déjà l’objet de sept dossiers en cours d’instruction à Mons, notamment pour voyeurisme et détention d’images de violences sexuelles sur enfants. Il avait déjà été condamné en 2022 pour voyeurisme.

O.V. a reconnu les faits le 14 octobre et a indiqué l'endroit où il avait dissimulé le corps de sa grand-mère, retrouvé dans une valise à environ 160 km de son domicile, dans la région de Vresse-sur-Semois. 

Jeanine laisse derrière elle son mari, ses enfants et ses petits-enfants.   


Update : Lors du procès devant la cour d'assises de Bruxelles en janvier 2026, il a été établi qu'Olivier Vanderborght a frappé sa grand-mère maternelle, Jeanine Fabry, une dizaine de fois avec un maillet alors qu'elle dormait. Il a été condamné à 28 ans de réclusion pour parricide (qualification juridique applicable au meurtre d'un ascendant), avec une mise à disposition du tribunal de l'application des peines pendant 10 ans. 

La cour d’assises de Bruxelles a retenu, entre autres, l’extrême gravité des faits, la violence « sauvage et inouïe » de l’acte meurtrier, la lâcheté et le manque d’empathie de l’accusé, ses antécédents judiciaires pour une tentative d’empoisonnement, ainsi que sa dangerosité pour la société vu ses "traits marqués de psychopathie". Notons qu'Olivier a voulu expliquer son geste par un trouble dissociatif de l’identité, affirmant qu’un de ses alter ego aurait commis le meurtre, mais cette thèse rejetée par l’expertise psychiatrique, qui a conclu à sa responsabilité pénale.  

Par ailleurs, le parquet général a présenté ses excuses à la famille de la victime, admettant que le meurtre aurait pu être évité sans un "dysfonctionnement" au niveau de la décision judiciaire datant de 2021. En effet, en plus des autres dossiers dont il faisait l'objet (pour voyeurisme et détention d'images de violences sexuelles sur enfants), Olivier Vanderborght avait été condamné à une peine de 10 ans d’emprisonnement pour une tentative d’empoisonnement sur le mari d’une ancienne partenaire, mais n’avait jamais été incarcéré en raison d’un "dysfonctionnement dans l’exécution de la décision". "Le meurtre ne serait pas survenu s’il avait été détenu", a reconnu le parquet. 

Les 28 ans de détention pour le crime de parricide s’ajoutent à cette première peine.


Sources : 

FR : RTL, 17/10/2023 ; RTL, 31/01/2026 ; Bruxelles Today, 30/01/2026

NL : HLN, 16/10/2023 ; VRT Nieuws, 17/10/2023