01/03/2025 - Aleksandra "Ola", 22 ans, Koekelberg (indirect)


Aleksandra "Ola", une jeune femme de 22 ans originaire de Koekelberg, est décédée des suites d’une grossesse extra-utérine non diagnostiquée à temps. Son embryon s’était implanté hors de l’utérus, provoquant une hémorragie interne fatale.

Tout commence fin février. Aleksandra ressent de vives douleurs abdominales et vomit régulièrement pendant plusieurs jours. Soupçonnant une grossesse, elle pense que ses symptômes sont normaux. Le 28 février, face à une douleur insoutenable, elle se rend toutefois aux urgences de l’hôpital Joseph Bracops, à Anderlecht, avec son compagnon. Sur place, une prise de sang confirme qu’elle est enceinte, mais plutôt que d'investiguer cette douleur anormale, le médecin la renvoie chez elle. Ola s'effondre devant l'hôpital, vomissant sur le trottoir. Elle est ensuite réadmise et installée dans un couloir. Une perfusion lui est administrée, ainsi qu’un antidouleur. Malgré des signes d’alerte importants, aucune échographie ou autre examen n'est effectué. Elle quitte l’établissement dans un état de grande faiblesse, transportée sur le dos de son compagnon.

Le lendemain, Ola appelle sa mère : "Venez vite, je suis en train de mourir". Elle souffre du ventre et de l’épaule gauche, symptôme classique d’une hémorragie interne qui irradie. Quand les secours arrivent, alertés par la famille et une voisine, il est trop tard. Ola est retrouvée inconsciente, son téléphone au sol. Après 40 minutes de réanimation et un transfert à Erasme, le verdict tombe : décès par rupture d’une grossesse extra-utérine. Son corps était rempli de sang. Comme le souligne Yurbise, "Une simple échographie la veille aurait détecté le problème en deux minutes et lui aurait sauvé la vie."

Aujourd’hui, la mère d'Ola affronte le mur du silence institutionnel. Une “procédure interne” est en cours mais l’hôpital mais l’avocate de la famille ne reçoit aucune information. Yurbise explique que "c’est la double peine classique : d’abord on néglige votre enfant jusqu’à la mort, ensuite on verrouille l’information pour protéger l’institution.  Ola n’est pas morte d’une fatalité, elle est morte parce qu’un médecin a décidé de soigner une hémorragie interne avec du Dafalgan."


Sources : Sudinfo, 10/03/25 ; Yurbise, 15/12/25